ADAM (cf. Lapidaires) : En effet, si
l'homme est à l'image du Seigneur, il est
forcément imaginaire (cf. Le glébeux)
AHAN I (cf. ahan II) : Adolescent, j'avais
été bouleversé par
l'impossibilité de me gratifier d'une auto-fellation
; de cette imperfection j'avais inféré la mort
du Créateur...
ANGE : cf. L'Ange à la scie.
AVORTON (cf. Voici le corps du Christ): Ils
prennent cet avorton, le pilent dans une sorte de mortier, y
mélangent du miel, du poivre et divers condiments...
et chacun communie de ses doigts à cette pâte
d'avorton, Épiphane - L'homme cet « avorton
sublime » (cf Le Socle de la fiction).
BASSE-COUR (cf. Côté basse-cour) :
Nous, on n'est pas revenu de la guerre ni de
l'après-guerre. On n'a pas le droit de revenir. De
revenir au minimum... Au minimum de quoi en fait ?
BIPÈDE : Espèce hominienne
angoissée.
BIOLOGIE (cf. L'Hominisation comme maladie) :
Faut-il réinterpréter dans ce contexte les
origines des techniques et leur reconnaître une
origine biologique ?
BRÛLÉ (cf. Je suis un grand
brûlé) : ... et je crois bien qu'avec tout
ça j'ai vraiment pris froid.
CAMP (cf. Petit Camp) : Il y a des corps cousus
deux par deux, trois par trois.
CATHÉDRALES : (cf. les cathédrales).
CITY (cf. The city I hate to love) : Cette ville
qui se dit la première du monde n'est qu'un
pourrissoir. Tout ce qui s'y meut encore feint de vivre.
COLLAPSUS : Le lieu où peut se recomposer
le puzzle ou, plutôt, le lieu, enfin atteint,
où règne la certitude qu'il ne se recomposera
pas.
CORPS : Tout ce qui est corps mourra; tout ce qui n'est pas corps est mort
déjà. - Ne devons-nous pas
reconnaître la nature corporelle de l'esprit et de
l'âme ? - Mon corps est à moi mais je ne suis
pas mon corps.
CRI : (cf. Le cri du christ) Quel est ce
vagissement incompréhensible de Celui-là
même qui donna la Loi ? (cf. Le visage comme
négation de l'humain) Libérer le cri de la
victime, un cri que l'homme étouffe sous le masque,
serait le moyen de s'entendre et, par là, de
recréer l'unité manquante.
DARWINISME (cf. Le darwinisme crétin) :
Chaque âme est une création divine
implantée dans le foetus au moment précis
entre la conception et la naissance... Je prétends
qu'aucune autre explication ne tient.
DÉCADENCE : Tout ce qui est
non-égoïsme est phénomène de
décadence (Cf. Le Socle de la Fiction).
DESASTRE (cf. Hospitalité du
désastre): matière virtuelle d'entre les
matières virtuelles, il faut l'émouvoir, il
faut l'informer d'affect afin que notre stupéfacion,
par sa médiation, rejoigne la stupéfaction du
monde.
DÉSSAROI (cf. Approches du
désarroi): un engrenage épuisant, cruel,
constamment accéléré ; chacun au fond
le sent, et souhaite assister à sa destruction.
DISPARITION (cf. Le Socle de la Fiction) : Le
corps, depuis Nietzsche, est pris dans une «
disparition vibratoire».
DORMIR (cf. Dormir debout) : Tout humain devra se
résoudre à graver cette simple phrase au
fronton de son existence : je dors.
DROIT (cf. Déclaration universelle des
droits du cochon): Tous les cochons naissent
domestiqués et égaux en cochonneries et en
droits.
ÉJACULATION (cf. Présocratiques) :
Cette désagrégation pessimiste et gaie du
monde que la philosophie s'est acharnée à
réduire.
ENDIVE (cf. Épopée d'une endive) :
Mourir comme un chien imbécile, comme un dieu
imbécile, comme une endive, inerte, invisible,
immobile...
ÉROTIQUE : Il n'y a aucune solution au
mouvement érotique de toute une culture. (J.B.)
ERREUR (cf. Le monde de la pure fiction) :
L'erreur doit être déduite de l'«essence
propre » des choses.
ESPÈCE : Jusqu'où doit-on le
tranformer ? - L'espèce resserrée autour
d'elle-même comme le bétail autour de la
dernière source d'un désert.
ESPRIT : À la facilité avec laquelle
l'esprit se satisfait peut se mesurer l'étendue de sa
perte.
EXTASE (cf. Extase, Impouvoir, Disparition) :
« Le monde est un archipel aux côtes
continuellement rongées, au sous-sol grondant,
toujours à la limite d'une disparition totale. »
(M.B.).
EXTINCTION (cf. Ballade de l'extinction):
Hâtons l'extinction de l'espèceÉ
FABLE (cf. Faible fable) : Il ne subissait pas le
mal comme l'altération d'une santé
désirable, il l'accueillait ainsi qu'un fils
prodigue...
FICTION (cf. Le socle de la fiction) : En fait, il
y a bien un socle d'où opérer les incursions
dans les abîmes des touts et des riens. (cf. Le monde
de la pure fiction) Nous avons mesuré le sens du
monde à des catégories qui procèdent
d'un monde purement fictif.